Les thérapies vidéoludiques : une autre approche dans le monde de la santé

17/03/25

icone chronique Chronique

L’addiction aux jeux vidéo est reconnue comme maladie mentale par l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Pourtant, ils peuvent être un atout majeur dans le traitement de certaines pathologies.

Le plus souvent utilisées en complément des thérapies classiques, les thérapies vidéoludiques reposent sur des jeux vidéo à vocation médicale spécialement conçus pour aider les patients à surmonter divers défis psychologiques, émotionnels ou moteurs.

De récentes études ont démontré que ces jeux thérapeutiques ont un impact sur la plasticité du cerveau. Plus le patient pratique et prend de plaisir en jouant, plus la matière grise cérébrale se crée. Cette activité neuronale améliore la réflexion, la concentration, le sentiment de bien-être, la gestion du stress et renforce la résilience.

Avec le développement de la réalité virtuelle, les jeux proposent une expérience immersive avec une implication plus forte et davantage de personnalisation. Par exemple, pour traiter l’agoraphobie, il est désormais possible de simuler un trajet en métro, incluant une option « panne entre deux stations ».

Quels sont les avantages de ces nouveaux formats ?

  • Engagement et motivation : ces jeux sont conçus pour stimuler le patient et l’encourager à participer activement à son traitement.
  • Accessibilité : les outils sont accessibles depuis le domicile, ce qui permet aux patients de recevoir des soins sans avoir à se déplacer.
  • Personnalisation : les programmes sont ajustés aux besoins spécifiques de chaque patient, offrant ainsi une approche personnalisée du traitement.
  • Réduction de la stigmatisation : l’utilisation de jeux vidéo peut contribuer à diminuer la stigmatisation liée aux soins de santé mentale, rendant le traitement plus acceptable pour certains patients.

Exemples de thérapies vidéoludiques

  • SPARX : un jeu vidéo conçu pour aider les adolescents à surmonter la dépression en leur enseignant des techniques de gestion du stress et de résolution de problèmes.
  • PlayMancer : un programme de thérapie par le jeu vidéo qui utilise des jeux de rôle pour aider les patients à traiter des traumatismes et des souvenirs douloureux.
  • SuperBetter : une application qui utilise des éléments de jeux vidéo pour aider les utilisateurs à atteindre des objectifs de bien-être et à surmonter des défis personnels.
  • Toap Run : un jeu utilisé pour aider les personnes atteintes de Parkinson à retrouver leur motricité.
  • X torp : un jeu développé pour accompagner les patients atteints d’Azheimer.
  • Voracy fish : un jeu pour aider les patients à récupérer l’usage de leurs membres supérieurs suite à un Arrêt Vasculaire Cérébrale.

Parfois associée à la désocialisation, la pratique du jeu vidéo peut aussi être un véritable allier dans le domaine médical. De manière générale, le jeu, digital ou pas, est bon pour la santé physique et mentale car il stimule notre cerveau. Une pratique quotidienne est donc bénéfique à tous, tant que l’usage reste modéré et qu’il ne nous coupe pas du monde réel qui nous entoure.

Newsletter

Recevez l’actualité SMI tous les trimestres

Je m’abonne